Elles nous inspirent


« Elles nous inspirent » est un projet porté par le Centre Social CASSIS de Metz-Borny à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes. Il met à l’honneur les parcours de femmes engagées qui contribuent, chacune à leur manière, à faire vivre et évoluer le quartier.


Dans ce cadre, des jeunes filles de Metz-Borny sont parties à la rencontre de femmes inspirantes du territoire pour recueillir leurs histoires, leurs engagements et leurs expériences. Ces échanges ont permis de mettre en lumière des parcours variés, faits de courage, de solidarité et d’initiatives au service des autres.


Accompagnées par l’association Banlieus’Arts pour la réalisation technique, les participantes ont découvert les bases du métier de reporter : préparer une interview, poser des questions, enregistrer et mettre en forme un témoignage. Elles ont ainsi réalisé plusieurs podcasts donnant la parole à ces femmes inspirantes.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?


Bonjour, je m’appelle Indiyane. Je viens de Paris, du 18ᵉ arrondissement. Dans mon parcours, j’ai beaucoup travaillé avec des artistes français, notamment des rappeurs et des chanteurs de variété. J’ai aussi beaucoup fait de danse.


Quand j’étais petite, j’allais aussi dans des centres sociaux. J’y faisais de la peinture, du chant et de la chorale. Aujourd’hui, je donne des cours de danse et de chant. Je travaille également avec la BAM à Metz, dans un collectif qui s’appelle Drôle de Jam. C’est un collectif de femmes musiciennes. Dans le monde de la musique, ce n’est pas toujours facile pour les femmes de trouver leur place. On doit souvent prouver deux fois plus et aussi apprendre à se protéger, parce que c’est encore un milieu très masculin.


Dans ce collectif, il y a des chanteuses, des musiciennes et aussi des danseuses. Des femmes viennent de toute la région pour créer de la musique ensemble. On peut reprendre des chansons ou aussi chanter nos propres compositions. Ce collectif permet aux femmes de répéter, de se produire sur scène et de faire des concerts, par exemple des premières parties. La dernière scène que nous avons faite était avec Terre Noire, un groupe qui a gagné les Victoires de la Musique. Drôle de Jam est donc un collectif qui permet aux femmes d’être écoutées, protégées et de s’exprimer ensemble. Et ça, c’est une vraie force.


Comment es-tu devenue chanteuse et danseuse ?


J’ai commencé à Paris dans une chorale, dirigée par un professeur de chant qui avait participé à la Star Academy. Grâce à cela, j’ai pu faire beaucoup de scènes.

En parallèle, je prenais aussi des cours de danse dans un centre social. Ensuite, j’ai continué à travailler avec différents artistes et à faire des petites tournées.

Plus tard, je suis venue m’installer à Metz, et j’ai continué à travailler dans le milieu artistique, dans les centres et dans le monde du spectacle.


Pour finir, as-tu un message à transmettre aux femmes ?


Oui. Mon message est simple : soyez fortes et aimez-vous.


Gardez confiance en vous, quoi qu’il arrive. Parfois, vous rencontrerez des personnes qui ne vous comprendront pas. Il est donc important de bien choisir les personnes avec qui vous construisez votre vie.

Mais vous avez aussi le droit de vous tromper. Cela fait partie de la vie. L’essentiel est d’apprendre de ses erreurs, de s’aimer et d’avancer.


Merci beaucoup pour votre confiance. Si mon parcours peut vous inspirer, cela me fait très plaisir. Je suis très heureuse de vous avoir rencontrées et j’espère pouvoir vous transmettre de l’énergie, de la joie et du courage.



INDIYANE

ELIANE

Peux-tu nous présenter le Café Social ?


Le Café Social est une petite structure qui est arrivée dans le quartier en juin 2024. Après un temps d’installation et d’aménagement, nous avons commencé nos activités vers septembre 2024.

Nous avons d’abord rencontré les habitants pour les écouter et comprendre leurs besoins.

La première demande concernait l’aide aux enfants qui ont des difficultés à l’école. Nous avons donc mis en place un petit groupe d’accompagnement : un adulte pour deux enfants. Nous travaillons la lecture, la vitesse de lecture et le calcul, des compétences très importantes pour l’école.

Souvent, les parents ne peuvent pas aider leurs enfants à la maison, notamment parce qu’ils ne parlent pas ou n’écrivent pas bien le français.

Nous aidons aussi beaucoup les habitants avec les démarches administratives. En France, il y a beaucoup de papiers et de courriers à remplir ou à comprendre. Nous expliquons donc aux personnes ce qu’on leur demande et nous les aidons à compléter leurs documents. Nous faisons un peu le rôle d’écrivain public.

Enfin, nous proposons également des cours de français pour les personnes étrangères, ce qu’on appelle le FLE (Français Langue Étrangère).

Et puis, comme vous l’avez vu aujourd’hui, il y a aussi des moments plus conviviaux : des jeux avec les enfants, de la cuisine et des ateliers.



Pourquoi avoir ouvert cette association à Borny ?


Borny est un quartier que je connais bien et que j’apprécie.

Pendant 4 ou 5 ans, j’ai travaillé aux Restos du Cœur de Borny. Ensuite, j’ai participé à l’ouverture d’un service d’aide à la personne à Bellecroix.

Distribuer de la nourriture est important, mais pour moi, le plus important est d’aider les personnes à sortir de leurs difficultés. Pour cela, il faut les écouter, discuter avec elles et comprendre leurs besoins.

Depuis toujours, j’aime m’occuper des autres. Une de mes anciennes maîtresses de maternelle m’a raconté qu’à trois ans, je faisais asseoir tous les enfants sur un banc pour leur faire leurs lacets !

Je crois que cela montre que j’ai toujours aimé prendre soin des autres.


Pour finir, as-tu un message à transmettre aux femmes ?


Oui : ne jamais baisser les bras et continuer à se battre.

Merci beaucoup pour cette interview et pour votre intérêt.

Merci à vous d’être venues me rencontrer. Et j’espère que vous reprendrez le flambeau quand vous serez plus grandes.


IRINA

Peux-tu nous parler de ton parcours de handballeuse et d’entraîneuse ?


Je travaille dans les quartiers depuis bientôt 30 ans.

Après ma carrière sportive, j’ai commencé à travailler au club de Metz-Borny, où j’ai entraîné beaucoup de jeunes.

Aujourd’hui, cela fait trois ans que je travaille pour la Ville de Metz, où je fais découvrir différentes activités sportives aux enfants, pas seulement le handball.

J’ai commencé le handball assez tard, à 14 ans, mais à 16 ans j’étais déjà en équipe nationale. Cela montre qu’on peut commencer plus tard, tout dépend de la motivation et de l’amour du sport.

Je suis arrivée en France en 1991 pour jouer au Metz Handball, comme gardienne de but professionnelle, où j’ai joué jusqu’en 1996.

Ensuite, quand j’ai arrêté ma carrière, on m’a proposé de travailler dans le quartier Metz-Borny pour développer le handball et accompagner les jeunes.



Pourquoi as-tu décidé de devenir entraîneuse ?


Pendant ma carrière de joueuse, j’ai fait des études pour devenir professeure de sport.

Quand j’étais petite, j’avais un professeur de sport formidable à l’école. C’est lui qui m’a donné envie de travailler avec les enfants et de transmettre ma passion du sport.

Quand je suis arrivée à Borny, on m’a proposé d’entraîner les jeunes filles du quartier. L’objectif était aussi de donner une belle image du quartier et de montrer que les jeunes peuvent réussir dans le sport


Pour finir, as-tu un message à transmettre aux femmes ?


Mon message est simple :

Restez fortes, respectueuses et ne baissez jamais les bras.

Ce n’est pas toujours facile, surtout à l’école ou dans la vie, mais il faut continuer à travailler et croire en soi.

Et souvenez-vous : les filles peuvent réussir autant que les garçons, dans le sport comme dans la vie.



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